dimanche 16 novembre 2008

Wow... j'ai vécu un moment libérateur aujourd'hui... Une masterclass, une chanson «Done Wrong», une volonté de mieux vivre, ont été suffisants pour effondrer bien des barrières...

Derrière la rage et l'amertume se cachaient le dépit, une profonde tristesse, de la déception, de la culpabilité...

Les larmes coulaient seules, rythmées par mes hoquets d'impuissance... Et j'avais toutes ces belles âmes compréhensives devant qui me reflétaient mon désarroi dans leurs yeux. J'ai vu en elles le miroir de mon histoire. Je sais que tous vivons des éternels instants qui nous meurtris. 
Je sais aussi que nous pouvons en grandir. 

Que celui qui a dit que ce qui ne tue pas rend plus fort reçoive mon respect pour des paroles aussi sages.

samedi 15 novembre 2008

«And before it gets so cold and the rain turns to snow there's just couple of things I'd like to know, like how could you do nothing, and say I'm doing my best, how could you take almost everything, and come back for the rest, how could you beg me to stay, reach out your hands and plead and then pack up your eyes and run away soon has I agreed?»

(Done wrong, Ani DiFranco)

mercredi 12 novembre 2008

Théâtralisation inefficace...

Je te désire... je te veux... je te cherche... je t'espère... je te guette...!

Merde! Tu m'as vue!

...


Je te fuis... je me cache... je m'efface... tu m'embrasses... on fusionne... je me perds... 

Je désespère... 


Puis, je te quitte. 

THE END

Je suis rendue là

Je suis à transcender une couleur. Je suis à repeindre les murs de ma vie. Je suis à effacer pour réécrire. Pour mieux réécrire surtout.

Je suis à comprendre. Comprendre la folie de ma naïveté. Le pourquoi du «d'accord». Le comment de l'avoir fait. Je suis à considérer mes erreurs. Pour ne pas les répéter. Pour apprendre et peut-être me méfier. Sûrement pour un temps. Car la méfiance n'inspire pas l'ouverture mais bien l'inverse.

Je suis à tenter d'ouvrir mon coeur. Et mes horizons.

Je suis à vouloir du soleil plein les yeux. Pour moi seule, enfin. 


jeudi 6 novembre 2008

Avaler ou non sa langue, telle est la question

Qu'est-ce qu'un artiste? Peut-on se considérer comme artiste soi-même ou la perception de l'autre est nécessaire pour s'en attribuer le titre? Peut-on être artiste part time ou c'est une job à temps plein? Et l'ultime : faut-il souffrir pour produire?! 

Je me rappelle m'avoir fait dire qu'en aucun cas j'en étais un, artiste. Et j'ai senti alors que la personne qui m'avait dit ça s'attribuait des lettres de noblesse dont semble-t-il je devais me passer. Et je crois qu'à ce moment-là l'embryon d'artiste a ravalé sa langue. 

C'est quand même cinglé l'effet parfois dévastateur qu'une simple phrase dite de manière nonchalante peut faire. 

Et c'est surtout libérateur de se la rappeler, bien cachée au fond.