vendredi 5 décembre 2008

La magie de la musique, je l'ai vécue encore une fois, de manière merveilleuse, ce mercredi dernier. Il faut dire que depuis mon moment de libération, une grande part de tristesse, de rancoeur, de culpabilité s'est envolée de mon coeur. J'entends mon chant plus clair à présent, plus vrai, plus près de moi. Ce que je chante, ce que je vis, un tout à partager. 

Mercredi a été un moment révélateur. Tant sur ma capacité de gérer le stress, que l'accomplissement d'un travail au niveau de mes émotions. J'étais avec d'autres qui eux aussi ont voulu ouvrir leur coeur, leur âme, en chantant. La soirée a été mémorable. 

La musique peut aider les gens à s'ouvrir, de la plus belle manière qu'il soit. S'extérioriser, se révéler à soi, se lancer des défis, s'exprimer, créer! Nous sommes tous des êtres qui cherchent à se potentialiser, à s'accomplir, et la plus belle et vraie manière de se sentir vivant c'est encore de créer de la beauté. 

dimanche 16 novembre 2008

Wow... j'ai vécu un moment libérateur aujourd'hui... Une masterclass, une chanson «Done Wrong», une volonté de mieux vivre, ont été suffisants pour effondrer bien des barrières...

Derrière la rage et l'amertume se cachaient le dépit, une profonde tristesse, de la déception, de la culpabilité...

Les larmes coulaient seules, rythmées par mes hoquets d'impuissance... Et j'avais toutes ces belles âmes compréhensives devant qui me reflétaient mon désarroi dans leurs yeux. J'ai vu en elles le miroir de mon histoire. Je sais que tous vivons des éternels instants qui nous meurtris. 
Je sais aussi que nous pouvons en grandir. 

Que celui qui a dit que ce qui ne tue pas rend plus fort reçoive mon respect pour des paroles aussi sages.

samedi 15 novembre 2008

«And before it gets so cold and the rain turns to snow there's just couple of things I'd like to know, like how could you do nothing, and say I'm doing my best, how could you take almost everything, and come back for the rest, how could you beg me to stay, reach out your hands and plead and then pack up your eyes and run away soon has I agreed?»

(Done wrong, Ani DiFranco)

mercredi 12 novembre 2008

Théâtralisation inefficace...

Je te désire... je te veux... je te cherche... je t'espère... je te guette...!

Merde! Tu m'as vue!

...


Je te fuis... je me cache... je m'efface... tu m'embrasses... on fusionne... je me perds... 

Je désespère... 


Puis, je te quitte. 

THE END

Je suis rendue là

Je suis à transcender une couleur. Je suis à repeindre les murs de ma vie. Je suis à effacer pour réécrire. Pour mieux réécrire surtout.

Je suis à comprendre. Comprendre la folie de ma naïveté. Le pourquoi du «d'accord». Le comment de l'avoir fait. Je suis à considérer mes erreurs. Pour ne pas les répéter. Pour apprendre et peut-être me méfier. Sûrement pour un temps. Car la méfiance n'inspire pas l'ouverture mais bien l'inverse.

Je suis à tenter d'ouvrir mon coeur. Et mes horizons.

Je suis à vouloir du soleil plein les yeux. Pour moi seule, enfin. 


jeudi 6 novembre 2008

Avaler ou non sa langue, telle est la question

Qu'est-ce qu'un artiste? Peut-on se considérer comme artiste soi-même ou la perception de l'autre est nécessaire pour s'en attribuer le titre? Peut-on être artiste part time ou c'est une job à temps plein? Et l'ultime : faut-il souffrir pour produire?! 

Je me rappelle m'avoir fait dire qu'en aucun cas j'en étais un, artiste. Et j'ai senti alors que la personne qui m'avait dit ça s'attribuait des lettres de noblesse dont semble-t-il je devais me passer. Et je crois qu'à ce moment-là l'embryon d'artiste a ravalé sa langue. 

C'est quand même cinglé l'effet parfois dévastateur qu'une simple phrase dite de manière nonchalante peut faire. 

Et c'est surtout libérateur de se la rappeler, bien cachée au fond.

mercredi 8 octobre 2008

Petit coq... girouette en plein vertige

Mais où va tout cet amour?

Non, surtout ne pas poser la question. Poser une question c'est le début des réponses. Le flot de conseils tous plus teintés d'expériences qui n'ont rien à avoir avec mon vécu. Des fins du monde personnelles, des petites morts traumatisantes de couples idylliques qui se justifient... Ou alors des pessimistes finis qui en ont soupé de l'amour et de l'attachement. Écouter tout ça, ça donne le tournis, la nausée... Je me sens déjà comme ce gentil petit coq qui, n'ayant pas choisi sa place (vraisemblablement!), se fait barouetter d'un bord et de l'autre!

Alors vous dites-vous: «ben, pourquoi poses-tu la question alors?»

J'sais pas. Pour ouvrir un dialogue stérile peut-être.

lundi 29 septembre 2008

Daby Touré

Un artiste à découvrir pour les grands sensibles qui ont un faible pour la musique africaine ou ceux qui veulent apprivoiser ce monde merveilleux : Daby Touré. Ce beau Sénégalais créé un univers magique, paisible, un tantinet nostalgique, inspiré par la musique occidentale, donc accessible pour les néophytes. Idéal pour explorer les méandres blueux du dimanche après-midi pluvieux et morne. Un virtuose vraiment.


http://fr.youtube.com/watch?v=h5y7VISJ_qM&feature=related

C'est la seule du disque que j'ai pu trouver sur youtube. Bonne écoute!

dimanche 28 septembre 2008

Orgueil féministe ou moment social décisif?

Quand j'étais jeune, je me prétendais féministe, avec un certain orgueil. Orgueil d'ailleurs qui se faisait maladroitement irriter chaque fois qu'un petit taquin de mon école secondaire me disait des choses telles que : "les femmes, c'est juste bon pour faire la vaisselle, le ménage et la cuisine". J'avoue qu'avec le recul, je me trouve bien prude, et surtout un tantinet réactionnaire ;).

Aujourd'hui, 28 septembre, il y a plus urgent que les indignations d'une jeune fille pubère et inexpérimentée. Aujourd'hui s'est tenu à deux pas de chez moi une manifestation pro-choix. Aujourd'hui nous sommes ENCORE à l'ère où le gouvernement et le clergé s'immisce dans le choix des femmes, dans leur intimité, dans leur vie. Aujourd'hui un parti politique minoritaire fédéral se prétend en droit de proposer une loi qui remet complètement en perspective ce pourquoi tant de féministes de l'époque de ma mère se sont battues bec et ongles.

Il ne s'agit plus d'orgueil. Il s'agit de profonde injustice, de barbarie conservatrice, de retour en arrière, de dictature! Bon sang! Et merde! Quelle est l'étape subséquente? Où est-ce que tout cela va nous mener?

Secrètement, j'ai toujours souhaité avoir pu contribuer, ou du moins assister vivante à ces grands débats des années 70-80, où toutes sortes de grandes décisions relativement aux droits humains ont été pris. J'en ai pour mon rhume à présent.

vendredi 26 septembre 2008

Catharsis libératrice

Une catharsis... J'ai fait un exercice dans ma nouvelle classe de théâtre ce soir et 7 personnes m'ont fait planée, ont joué avec mon corps (certaines parties étaient bien sûr exclues!) et ce, pendant 5 minutes au moins. Le temps s'est arrêté. Et j'étais là, suspendue au désir manuel de ces 7 paires qui me faisaient virevolter de tous bord, tous côtés, et moi qui répétais cette phrase : "La pensée réunit les mondes les plus éloignés"... Passivité créatrice, laisser-aller libérateur, les mots sont pauvres pour décrire ce fil d'émotions diverses qui sortait de mes tripes. La jouissance de la perte de contrôle. Délectable.

Le déserteur

Je suis découragée. Épuisée. J'ai l'impression d'être un soldat qui a passé des siècles au front. À riposter, à encaisser... Blessé par balle au cœur. Sourd des pétarades incessantes que je provoque et que je supporte. Je n'en puis plus. Je voudrais seulement m'abandonner. Ou fuir. Oui. Fuir. Courir loin, sauter par-dessus les barbelés, quitte à s'en arracher des lambeaux de chair. Peu importe. Tout. Tout plutôt que cette souffrance de décapiter et de craindre de l'être. Je préférerais encore la peur lancinante d'avoir déserté. La peur de se faire pourchasser.
Et dire que je suis parvenu à aimer ce calvaire que j'ai fait mien. Et dire que j'en suis venu à me sentir vivant de vivre ça. Le dégoût. Un goût amer dans la bouche.

mardi 23 septembre 2008

POUR la culture, à BAS les idées rétrogrades de M. le premier Sinistre du Canada

Manifestation pacifiste au Club Soda ce soir. CONTRE les coupures de M. le premier Sinistre, POUR la culture, sous toutes ses formes. Passons par les "Holy Fuck" et cie, glorifions la liberté d'expression peu importe le médium utilisé. Exportons notre beauté de cœur et d'âme... car non seulement en vaut-elle la peine (!) mais elle est le sel de notre raison de vivre.
Moi quand je travaille un peu bêtement, aliénée par les demandes de mes patrons et les besoins de leur compagnie, je me dis que ce qui fait en sorte que ma vie conserve son capital de bonheur et de paix est que je peux et j'aime chanter, tout comme j'aime écouter les autres le faire. J'aime observer la nature et les oeuvres des artistes qui s'en inspirent... Vrai comme bien des gens avant moi l'ont dit, l'art est la chose par excellence qui nous différencie, nous, mammifères et animaux, des autres vertébrés, mammifères, créatures terrestres. La créativité, et la sensibilité de s'y laisser porter.

Tant de gens inspirants ont foulé les marches du Club Soda ce soir. Moi, j'y étais avec moi-même et au moins 600 autres solitudes, et je me sentais à ma place, à fêter, à glorifier la fierté créatrice du Québec et du Canada. Et je déplore moult fois la petitesse et l'étroitesse d'esprit de M. le Président de notre pays. Navrant ce cowboy endimanché.

lundi 22 septembre 2008

Avant-propos... ou mission du blog

L'intérêt premier du blog est je crois, l'honnêteté de l'auteur. Son honnêteté vis-à-vis lui-même. Une responsabilité de dire ce que l'on pense, et de, si possible, assumer ces dires.
Responsabilité et honnêteté...
À ses risques et périls ... Advienne que pourra.
Amen.




Je vais tâcher d'observer ces belles paroles. Avec toute ma "sans vergogne" et mon cœur de grande idéaliste humaniste. Oser dire ce que je garde caché. Exhibitionnisme intello.

Et ultimement, comprendre quelque chose là-d'dans.