Quand j'étais jeune, je me prétendais féministe, avec un certain orgueil. Orgueil d'ailleurs qui se faisait maladroitement irriter chaque fois qu'un petit taquin de mon école secondaire me disait des choses telles que : "les femmes, c'est juste bon pour faire la vaisselle, le ménage et la cuisine". J'avoue qu'avec le recul, je me trouve bien prude, et surtout un tantinet réactionnaire ;).
Aujourd'hui, 28 septembre, il y a plus urgent que les indignations d'une jeune fille pubère et inexpérimentée. Aujourd'hui s'est tenu à deux pas de chez moi une manifestation pro-choix. Aujourd'hui nous sommes ENCORE à l'ère où le gouvernement et le clergé s'immisce dans le choix des femmes, dans leur intimité, dans leur vie. Aujourd'hui un parti politique minoritaire fédéral se prétend en droit de proposer une loi qui remet complètement en perspective ce pourquoi tant de féministes de l'époque de ma mère se sont battues bec et ongles.
Il ne s'agit plus d'orgueil. Il s'agit de profonde injustice, de barbarie conservatrice, de retour en arrière, de dictature! Bon sang! Et merde! Quelle est l'étape subséquente? Où est-ce que tout cela va nous mener?
Secrètement, j'ai toujours souhaité avoir pu contribuer, ou du moins assister vivante à ces grands débats des années 70-80, où toutes sortes de grandes décisions relativement aux droits humains ont été pris. J'en ai pour mon rhume à présent.