dimanche 15 janvier 2012

Beuverie poétique

Des fois, je m'étonne moi-même.
Engorger autant d'alcool
Autant de levure vivante...

Au goût de miel, au goût de lime,
M'assombrir de rythmes saccadés
On parvient à un niveau éphémère, à une félicité, à une frénésie éthérée

Les corps se précipitent derrière le bar, à verse, comptabiliser, veiller.
À toucher les épaules en signe d'allégeance ; je t'aime, tu payes bien, et c'est bien.

Mais ce sentiment n'en est pas moindre... Car je soupçonne tout barman de vraiment aimer ce qu'il fait, la complicité qu'il entretient à coups de shooters et de hi five.
Et tous ces barmen ont fondamentalement quelque chose de tendre et d'avenant sur la bouche, entre les bras.
J'attends l'étincelle
Devinez ce qu'il y a à en dire
Lanternes, sonnez le gong
Pressons le pas

Car si je vois bien
Si la distinction est telle
Si au-delà de tout, contre et envers
Je respire à ce que je crois
J'aspire à ce que je veux

Le train est en marche
Et les rails se suivent
Les traits diffèrent
Pour le mieux, désormais
J'approche de ce qui fut
L'éclat de sa venue se pointe
Timide... mais à peine
Car les souvenirs fourmillent encore

Et l'ancienne beauté me cligne aux lèvres
J'en gave mes cils, mes paumes en gardent les délices

Je me porte le plaisir en gueule
Et ça se jouit de moi