samedi 2 avril 2011

Accoudé, tout contre un mur trop chic de briques trop froides. Je voudrais que ce mur soit en Europe. Ou à Chibougamau. Juste pour pas qu'il soit ici. Où je revois encore et toujours le même panorama. Où mes semaines se ressemblent. Là où mon existence s'éloigne d'une pièce de théâtre ou d'un film épique. J'ai parfois tellement l'impression d'avoir appris à faire des concessions! Et croire tous ces gens qui me disent que la vie est dure et chienne! Et que c'est une grosse beurrée de marde! Criss! J'ai l'impression qui se passe rien dans ma vie! Le pire, c'est qu'ironiquement, je cherchais cet état de calme (bien que je l'ai toujours fui!) Et là, c'est l'inverse! C'est trop de «bien sûr que ça va», «j'shus encore capable d'en prendre», «ça change pas comme je me sens avec toi»... Alors qu'en vérité, ça change ce que je ressens! Et que j'ai juste trop peur de blesser pour le dire à voix haute, et je me ramasse à l'écrire sur mon blog. Je ne crois pas qu'il lise (s'il fallait qu'il le fasse...), et c'est bien mieux ainsi.

Quand est-ce qu'arrête la compréhension, les concessions? Mes limites, quand j'aime, je ne sais pas où elles sont, et ça me pèse.

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