dimanche 15 janvier 2012

Beuverie poétique

Des fois, je m'étonne moi-même.
Engorger autant d'alcool
Autant de levure vivante...

Au goût de miel, au goût de lime,
M'assombrir de rythmes saccadés
On parvient à un niveau éphémère, à une félicité, à une frénésie éthérée

Les corps se précipitent derrière le bar, à verse, comptabiliser, veiller.
À toucher les épaules en signe d'allégeance ; je t'aime, tu payes bien, et c'est bien.

Mais ce sentiment n'en est pas moindre... Car je soupçonne tout barman de vraiment aimer ce qu'il fait, la complicité qu'il entretient à coups de shooters et de hi five.
Et tous ces barmen ont fondamentalement quelque chose de tendre et d'avenant sur la bouche, entre les bras.

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