dimanche 28 septembre 2008

Orgueil féministe ou moment social décisif?

Quand j'étais jeune, je me prétendais féministe, avec un certain orgueil. Orgueil d'ailleurs qui se faisait maladroitement irriter chaque fois qu'un petit taquin de mon école secondaire me disait des choses telles que : "les femmes, c'est juste bon pour faire la vaisselle, le ménage et la cuisine". J'avoue qu'avec le recul, je me trouve bien prude, et surtout un tantinet réactionnaire ;).

Aujourd'hui, 28 septembre, il y a plus urgent que les indignations d'une jeune fille pubère et inexpérimentée. Aujourd'hui s'est tenu à deux pas de chez moi une manifestation pro-choix. Aujourd'hui nous sommes ENCORE à l'ère où le gouvernement et le clergé s'immisce dans le choix des femmes, dans leur intimité, dans leur vie. Aujourd'hui un parti politique minoritaire fédéral se prétend en droit de proposer une loi qui remet complètement en perspective ce pourquoi tant de féministes de l'époque de ma mère se sont battues bec et ongles.

Il ne s'agit plus d'orgueil. Il s'agit de profonde injustice, de barbarie conservatrice, de retour en arrière, de dictature! Bon sang! Et merde! Quelle est l'étape subséquente? Où est-ce que tout cela va nous mener?

Secrètement, j'ai toujours souhaité avoir pu contribuer, ou du moins assister vivante à ces grands débats des années 70-80, où toutes sortes de grandes décisions relativement aux droits humains ont été pris. J'en ai pour mon rhume à présent.

3 commentaires:

Danielle a dit…

La question est très bonne : «Où est-ce que tout cela va nous mener?». Il est à tout le moins certain que je ne souhaite pas retourner en arrière et refaire le débat sur un aspect si essentiel de notre qualité de vie, nous les femmes d'aujourd'hui. Nous sommes enfin libres de notre corps et notre pensée. Cela nous ramène de force et d'exaspération devant un vieil adage : «Il n'y a rien d'acquis». Il faut toujours se battre et réaffirmer ses droits… et espérer ne pas régresser.

Annie Bf a dit…

La question Danielle revient à : "Que pouvons-nous faire, nous, citoyennes?" Bien concrètement?! Je ne malheureusement que peu de réponses si ce n'est de se serrer les coudes, de voter significativement contre ces puritains ancestraux et dictateurs... Mais après? C'est quoi nos recours en tant que membres de la société, victimes en quelque sorte du vote de la majorité endoctrinée? Loin de moi d'être alarmiste, mais ... comment faire autrement?! Espérer quoi ou qui?

seBastian a dit…

certo!! me ... tiempo al tiempo...